La technologie, facteur clé de succès de la réussite d’une start-up ?

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No code, low code, dépendance plateformes, gestion de la data… : comment les évolutions Tech redessinent la manière de faire du business ?

Le 13 Octobre 2022 avait lieu la 2e édition des Ateliers du Galion au Palais de Tokyo. Si vous n’étiez pas là, on vous résume les grands temps forts de chaque session.

Speakers :

  • Francis Nappez, co-fondateur d’Hectar, BlaBlaCar, Tech Rocks 
  • Sophie Cahen, co-fondatrice de Ganymède
  • Arnaud Muller, co-fondateur de Cleyrop, Saagi
  • Sébastien Weber, country Director France de F5

Enjeux

  • Évaluer dans quelle mesure la Tech est encore un asset pour les start-up et contribue à la valorisation de l’entreprise
  • Identifier les enjeux technologiques dans les années à venir

Idées phares 

  • La technologie est un élément critique de la valorisation, parce qu’elle est un élément critique de la différenciation. Cela implique de la protéger et de la développer avec acharnement 
  • Mais la technologie reste un moyen au service d’un usage ou d’un produit, et non un but en soi. 
  • La barrière à l’entrée varie selon les entreprises : parfois, le produit devient une technologie, puis passe à l’échelle (exemple de BlaBlaCar), parfois, la recherche devient une technologie, qui devient un produit (exemple de Ganymède) 
  • Le risque perçu par l’investisseur n’est pas forcément celui perçu par l’entreprise : le risque technologique ne doit pas être sous-estimé
  • Il n’est pas possible de tout optimiser, tout le temps, et des arbitrages sont nécessaires dans les investissements technologiques en fonction des efforts consentis : Il faut garder une vision saine et sereine de ce qu’on a fait, pourquoi, et pourquoi ça doit évoluer, le cas échéant

Points d’attention ou dont’s

  • Attendre un retour sur investissement rapide peut être risqué 
  • Ne pas perdre de vue l’objectif principal du projet et le public auquel il est destiné. 
  • Il y a un énorme enjeu d’engagement et de fidélisation des talents tech. Il faut nourrir les équipes tech, non seulement pour les fidéliser, mais aussi pour qu’elles soient en mesure d’améliorer la technologie 
  • Les ingénieurs français souffrent du syndrome du « not invented here » (pas inventé ici) et craignent les innovations s’ils n’en sont pas à l’origine, alors que des applications achetées à l’extérieur peuvent leur faire gagner du temps 
  • Dans l’inconscient collectif, il suffit pour créer du code d’en assembler des morceaux existants, mais si ce code est une passoire, les risques seront trop nombreux, et ne permettront pas de créer de la valeur 

Key learnings ou do’s

  • Anticiper le risque perçu par les investisseurs de manière à préserver sa capacité à se financer
  • Rappeler constamment aux ingénieurs ce que l’entreprise cherche à faire en les immergeant dans la réalité de marché : la technologie doit être au service du projet 
  • Impliquer les équipes dans les choix d’outils de l’entreprise
  • Mettre en place des plans d’action étape par étape 
  • Trouver des process documentés et auditables 
  • Être pro-actif sur le sujet cyber-sécurité dès la phase de recherche d’un product/market fit, en diminuant au maximum le risque d’attaque, en gardant en tête que 40 % du trafic internet, hors vidéo, est réalisé par de mauvais robots cherchant à attaquer les plates-formes SaaS 

Francis NAPPEZ : « La tech est une affaire de personnes et d’équipes. Elle n’est pas autosuffisante, mais est portée et nourrie par des gens qui ont une vision tech. »

Sophie CAHEN : « Croire que la vitesse de développement d’une entreprise correspond à la vitesse d’exécution de chaque tâche est erroné. Elle correspond à la somme des erreurs qui ne sont pas commises, en tout cas en deep tech. Les erreurs à ne pas faire ne s’inventent pas, mais s’apprennent par des gens qui se sont trompés. »

Arnaud MULLER : « Les grandes entreprises, lorsqu’elles passent des contrats, peuvent associer les start-up aux risques alors que Microsoft semble un choix plus sûr. Nous avons préempté ce sujet très tôt en rémunérant des hackers pour nous attaquer, et ainsi montrer à quel point nous étions proactifs en la matière. » 
Sébastien WEBER : « Aujourd’hui, pour créer du code, on assemble des morceaux de code tirés de bibliothèques complètes. Dans l’inconscient collectif, il s’agit d’aller de plus en plus vite en collant des choses qui existent déjà. Pourtant, si le code est une passoire, il y aura trop de risques, et on ne créera pas de valeur. »