Gouvernance

Débrief #28 : la croissance externe

Premier débrief du troisième Galion Break au Brésil (anthologique !) qui avait pour thème le scaling. C'est au cours d'un déjeuner dans la sublime maison de Joe et Jordan que nos chers Galion Members se sont penchés sur la question de la croissance externe.

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Le sujet des acquisitions est fondamental pour le Galion : moins d’un quart des entreprises de l’indice SBF 120 ont acquis une start-up entre 2012 et 2015 alors que sur la période Google réalisait près de 70 acquisitions (pour un total d’environ 30 milliards de dollars). Il s’agit d’une véritable stratégie de croissance qui reste encore, dans l’inconscient collectif, moins valorisée que la croissance organique*.

Nous avons donc initié notre réflexion sur le sujet en nous penchant sur les questions suivantes : dans quels cas faut-il réaliser une acquisition ? Dans quel(s) but(s) ? Comment identifier la bonne stratégie ? Comment réussir l’intégration ? 

Petite introduction au sujet qui fera également l’objet du meet-up chez PKM le 18 décembre. Merci à nos rapporteurs qui ont contribué à l’élaboration de ce débrief 😉

POURQUOI FAIRE DE LA CROISSANCE EXTERNE ?

• Acquisition d’un actif : une technologie pour garder un avantage concurrentiel ou de la propriété intellectuelle pour exploiter une licence. 

Tips : garder les key people garants du bon fonctionnement de la techno.

• Acquisitions pour développer sa présence à l’international. 

Tips : faire attention au décalage culturel en fonction du pays.

• Acquisition de concurrents pour gagner des parts de marché. Comme il s’agit du même métier, l’intégration se fait facilement.

• Acquisition d’entreprises qui ne font pas le même métier pour augmenter la valeur d’un groupe. Il s’agit de l’intégration la plus délicate.

• Acquisitions complémentaires pour créer des synergies avec son entreprise et créer un groupe. Attention cela peut constituer un défocus : les synergies de trafic ne sont pas si évidentes et cela peut complexifier le dossier dans le cadre d’une vente de l’entreprise.

• Acquisitions pour augmenter son EBITDA pour développer sa capacité de levier.

• Acquisitions pour atteindre une masse critique (employés, clients).

• Acquisitions pour se positionner comme “l’entreprise qui réalise des acquisition” sur le marché.

COMMENT RÉUSSIR L’INTÉGRATION ?

• Verrouiller les fondateurs s’ils sont clés. Si le fondateur n’est plus motivé, ça ne sert à rien de le garder. Il faut aligner au mieux leurs intérêts avec les nôtres.

• Communiquer un maximum pour rassurer les équipes intégrées, gérer les doublons de postes.

• Impliquer les équipes de management au projet dans les deux sociétés.

• Identifier les personnes clés qui feront de la transition un succès : le développeur star s’il s’agit d’une intégration technologique ou encore le head of sales qui va faire que l’intégration des sales va bien se passer.

• Si la croissance externe est une réelle stratégie sur le long terme plutôt qu’une opportunité isolée, il faut que certaines personnes soient dédiées full time sur l’intégration des acquisitions.

LES TIPS

• En amont du deal : il faut sentir l’envie des gens à vouloir travailler avec nous.

• Il faut en réalité passer 80% du temps sur l’intégration et non sur l’acquisition.

• Faire attention au décalage culturel (à bien identifier dans la phase amont) car cela peut bloquer une intégration et épuiser les deux parties.

• Racheter une société qui perd du chiffre d’affaires peut être une bonne stratégie si on sait comment résoudre le problème (et cela coûte moins cher).

• Les modalités de l’earn out doivent être en ligne avec les raisons d’acquérir la société (ie. ne pas imposer des earn outs de principe).

*SOURCE

Prochain rendez-vous sur le sujet le lundi 18 décembre ! A bientôt 🙂

Par :
  • Margot COURTY

    The Galion Project

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  • Équipe et organisation