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Débrief #23 : comment trouver l'idée Scalable ?

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En mai dernier, nous nous penchions sur la question de l’évaluation d’une idée pendant le Break aux Grenadines (cf. Débrief #16). Pour le 5e Break de la saison 2017, nous avons profité de notre immersion dans le cœur de la Silicon Valley, Mecque du kite et de la tech pour retravailler sur le sujet et établir une check-list des différents critères à valider pour obtenir une idée scalable. Récap en 18 points !

1. S’ATTAQUER À UN GROS MARCHÉ EN CROISSANCE 

Quand on a une idée en tête, il est très difficile de réaliser si un marché est grand ou non. Jérôme Lecat résume la situation ainsi : « Je n’ai jamais réussi à faire l’évaluation du marché avant d’avoir 2 ans d’ancienneté dans la boîte, au début tu démontres ce que tu veux ». Le marché théorique peut être grand mais le marché adressable est souvent plus petit que ce que l’on imaginait au départ. La vraie question à se poser est : quel est le pourcentage du marché qui est pertinent pour la boîte ? Par ailleurs, il faut identifier un point d’entrée pour adresser cette grande taille. Par exemple, si je suis Facebook, je commence par cibler les étudiants pour m’attaquer ensuite à un marché plus vaste. 

Il faut également choisir un marché qui nous fait sortir de notre zone de confort car elle aura tendance à constituer un petit marché, ce dernier ayant été défini par le groupe comme étant inférieur à 1 milliard € (correspondant à l’ensemble des revenus de mon business si j’avais 100% du marché). 

2. RÉPONDRE À UN PAIN POINT 

En étant innovant et disruptif et en proposant une solution simple, nouvelle et évidente. Pour vérifier si l’idée est simple ou non, faire l’exercice de la résumer en une phrase peut être un bon indicateur. 

3. UBÉRISER UNE GRANDE INDUSTRIE. 

Plus les industries sont grandes et plus elles sont loin de l’innovation. Ubériser est ici employé dans le sens d’utilisation d’un réseau sans avoir besoin de l’acquérir.

4. PLACER L’EXPÉRIENCE UTILISATEUR AU CŒUR DU PRODUIT (POUR LE B2C). 

Inventer quelque chose de plus pratique pour les gens, qui leur rend la vie plus facile. 

5. ÊTRE PROPRIÉTAIRE DE LA MARQUE 

Cette idée va de paire avec la capacité à pouvoir vendre le même produit dans le monde entier. Si le produit doit être adapté à chaque fois, l’entreprise ne peut pas scaler. La duplicabilité est essentielle. 

6. CHOISIR UNE INDUSTRIE AVEC UNE DISTRIBUTION MONDIALE. 

7. NE PAS ÊTRE DÉPENDANT D’UN PARTENAIRE OU FOURNISSEUR POUR ATTEINDRE UNE CERTAINE ÉCHELLE. 

8. OBSERVER LA CONCURRENCE.

Il faut éviter d’être seul à se lancer sur un marché. Si je n’ai pas de concurrents, c’est en général mauvais signe. 

9. PARVENIR À CRÉER UN PROOF OF CONCEPT SANS AVOIR BESOIN DE LEVER BEAUCOUP DE CAPITAUX. 

Quand on lève beaucoup d’argent et que l’on se retrouve avec par exemple 4 VCs au board, cela complique la possibilité de réaliser des pivots. Ne pas trop lever au début permet d’accélérer et de se développer avec une certaine liberté

10. MONTER UNE ENTREPRISE À PLUSIEURS. 

Il est essentiel d’avoir des cofondateurs.

11. IDENTIFIER CLAIREMENT LE RÔLE DE CHACUN DANS L’ÉQUIPE FONDATRICE.

Au début de l’aventure entrepreneuriale, on est prêt à faire tout et n’importe quoi dans la boîte mais cela évolue très vite. Si les rôles sont mal définis, cela peut constituer un frein en phase de croissance.  

12. AVOIR DE L’AMBITION ET ÊTRE D’ACCORD SUR LES OBJECTIFS ENTRE FONDATEURS. 

Il est également important de prendre en compte l’état patrimonial des fondateurs. Si l’un d’eux a déjà monté une boîte en faisant du cash-out, il sera probablement plus tenté d’aller au bout de l’aventure que son associé dont ce n’est pas la situation. 

13. AVOIR UNE VISION CLAIRE DÈS LE DÉBUT.

Les français ont tendance à sous-estimer ce point alors qu’il s’agit d’un critère essentiel.

14. ÊTRE PASSIONNÉ PAR LE SECTEUR D’ACTIVITÉ DANS LEQUEL ON SE LANCE. 

Ce critère peut sembler évident mais si on choisit un domaine qui ne nous intéresse pas, l’aventure aura du mal à fonctionner sur la durée.  

15. REGARDER LA RÉGULATION À L’ÉTRANGER. 

Ce n’est pas parce qu’il y a des réglementations différentes une fois que l’on passe les frontières que je ne pourrai pas y aller mais le process sera plus lent

16. FAIRE ATTENTION AU TIME TO MARKET. 

Je peux avoir une idée scalable mais si le contexte environnant n’est pas favorable, cela ne marchera pas. Comme le résume Julien Foussard : « Avoir raison trop tôt c’est avoir tort ». Néanmoins, il reste toujours une part de hasard concernant ce point.

17. AVOIR DE LA DIFFÉRENCIATION TECHNOLOGIQUE. 

Est-ce que je vais réussir à créer quelque chose de défensible ? Il faut trouver une idée disruptive et différenciante. 

18. EXÉCUTER RAPIDEMENT. 

Quand on a une idée, 50 personnes ont probablement la même dans le monde simultanément. La personne qui aura la capacité d’exécution la plus rapide remportera la mise.

En termes de tips, les Galions étaient d’accord pour dire qu’une des meilleures façons pour tester une idée est de la pitcher à des VCs ou d’en parler autour de soi pour avoir des feedbacks. C’est une façon d’occuper l’espace et de tester le potentiel de son idée. 

N’hésitez pas à réagir dans les commentaires aux différentes propositions énoncées. Nous allons prochainement rédiger un article public sur cette thématique donc les feedbacks sont les bienvenus 😉 Merci !

Par :
  • Margot COURTY

    The Galion Project

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