le point de vue : l'entreprise libérée par nicolas Hernandez

par Nicolas Hernandez, Il y a 1 an

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Nicolas Hernandez, CEO de 360 Learning et membre de The Galion Project, plaide pour ce nouveau mode organisationnel.

La recherche d'un nouveau mode organisationnel est dans l'ADN des start-up. Parce que les outils dont elles disposent leur permettent de s'organiser autrement et qu'elles doivent répondre aux attentes d'une génération en quête de sens et d'une intelligence plus collective. Bon nombre d'entrepreneurs s'engagent ainsi dans la recherche de nouveaux modèles pour l'entreprise. Avec pour objectif de redonner du sens en impliquant l'individu dans un nouveau mode d'action collective.

Dans ces entreprises, la transparence permet à chacun de comprendre la stratégie globale et d'y participer. La décentralisation des décisions rend autonomie et capacité d'action aux experts du terrain. La gestion des rapports humains transverse permet à chacun une amélioration continue, grâce aux retours de ses pairs. Il ne s'agit pas de faire table rase de l'organisation centralisée, mais d'inventer d'autres manières de faire. Loin de l'ubérisation qui paupérise le travail, dans ces métiers qualifiés du Web, la mesure de référence n'est plus 35 heures, 39 heures ou 45 heures travaillées, mais la qualité des résultats… et la qualité de vie.

Un modèle pour l'Etat ?

L'entreprise qui se libère redéfinit ainsi le lien entre l'individu et l'organisation, à travers la responsabilisation, la bienveillance, et une vision collective au service de la performance. Elle partage aussi plus équitablement la valeur. Même les grands groupes traditionnels cherchent aujourd'hui à adopter ces modes de travail pour devenir plus agiles et plus attractifs.

Et l'Etat ? Pourquoi ne pas améliorer l'efficacité de ses actions en s'inspirant de ces start-up qui cherchent à réinventer le pacte social ? Cet Etat plate-forme que l'on imagine s'oppose diamétralement à la proposition actuelle d'un homme providentiel dont la vision prophétique et descendante résoudrait tous les problèmes. A l'inverse, l'ère numérique représente une opportunité formidable de fédérer les citoyens autour d'un projet conquérant par lequel, grâce à une efficacité de l'Etat décuplée par la technologie et une culture moderne du travail, les Français produiraient plus de richesses à partager entre tous.

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